642-Pétaudière / suivie de La stratégie DELANOE 14 posts

Je rêve ou ça fait bien 24heures qu'aucun socialiste ne s'est porté candidat au poste de premier secrétaire du PS?

Philippe Sage


Ben alors que se passe-t-il ?

Vous dormez les socialistes ou quoi ?

Oh les mecs, youhouuuuu !

Y'a quelqu'un ?

Les Z'Amours

Non parce que nous nous étions habitué à ce que chaque jour que Dieu fait - Au fait, pensez-vous que Dieu soit libéral ET socialiste ? - un socialiste exprime son désir d'être en novembre prochain le chef de vous autres !

Et nous, comme Jacques Brel, entonnions quotidiennement et guillerets :

"Au suivant !"

Ben où c'qu'il est et surtout que fait-il le suivant ?

Parce que, mine de rien, il s'est déjà écoulé vingt et quatre bonnes heures depuis que Jack Lang ait menacé de se présenter lui aussi !

Ah si, c'est une menace, mon ami !

Attends, un type qui te dit :

"Je n'écarte rien !" Si c'est pas une menace, je ne sais pas ce que c'est !

Entre parenthèse, une femme ne pourrait pas le dire ça.

Impossible.

Ce serait disconvenant.

T'imagines une femme déclarant :

"Je n'écarte rien !"

Quoi qu'il en soit le délai de vingt et quatre heures est passé, camarades, ce qui veut dire que la voie est libre pour le suivant !

Après Julien, Claude, Marylise, Benoît, Pierre, Ségolène, Bertrand, Jack, Martine (si, elle l'a laissé entendre, et puis quand on habite Lille, grande est la tentation ..) QUI est le suivant ?

Tu voudrais pas changer ton agenda, Manuel ?

Avoir un peu d'ambition, Arnaud ?

Mettre deux balles dans ta carabine Landaise, Henri ?

A moins que ...

Je sais ça va te paraître énorme, mais avec les socialistes il faut s'attendre à tout ...

A moins que François crée la surprise et lessive tout le monde à Reims !

Sinon, la rénovation, c'est encore au programme ou ... ?

Non parce que si la rénovation c'est de nous dire :

"Je suis libéral ET socialiste

Vous êtes bien gentils mais nous le savons depuis ... 1983.

Quand Mitterrand a viré Mauroy.

Pour placer Fabius.

Qui aujourd'hui se dit plus socialiste que jamais.

Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Et d'ailleurs, je te fiche mon billet que c'est lui, Fabius qui ne sera pas Premier Secrétaire du PS en novembre prochain.

Elle est bien bonne, tu réponds !

Comme si on ne le savait pas, bouffon radiophonique !

Mais attends, j'avais pas fini ...

Fabius ne sera pas Premier Secrétaire du PS en novembre 2008, en revanche, il sera le candidat du PS pour la 2012.

Et au second tour, il sera opposé à ... Juppé.


Lainlain 2012 Lolo 2012


La revanche des mal-aimés.

la fin de la pipolitique.

Le retour aux fondamentaux.

La bataille tant attendue entre les deux meilleurs d'entre les vôtres.

Ca te la coupe, hein ?

Mais tu verras, au train où ça va, pitoyable train, c'est comme ça qu'elle se dansera la 2012 !

//filoo1962.spaces.live.com/


Sarkozy et les pêcheurs (dessin de Chimulus)

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La stratégie Delanoë


L'offensive a été menée en plusieurs temps, orchestrée par un Delanoë qui, dans sa vie, a jonglé entre des années d'apparatchiks et des années de communicant, ami de Lagardère et fidèle de Jospin, en somme !

Merci Joffrin

Tout commence par la couverture du Point du 15 mai autour d'un sondage réalisé par IPSOS, institut qui a travaillé avec Ségolène Royal pendant la présidentielle et qui tend à montrer que les Français, en général, et les socialistes, en particulier, penchent vers l'élu de la capitale : d'après l'étude, 59 % des Français et 52 % des sympathisants socialistes préfèrent que Bertrand Delanoë succède à François Hollande à la tête du PS (contre respectivement 28 % et 40 % pour Ségolène Royal).


La semaine suivante, une du Nouvel Observateur et bonnes feuilles de De l'audace, livre d'entretiens avec Laurent Joffrin. En une, une petite phrase lancée comme un pavé dans la mare par Delanoë pour tester l'opinion : « je suis libéral et socialiste ». Et la mayonnaise monte, le débat tourne alors autour de cette sortie médiatique, obligeant tous ses rivaux au PS à se positionner par rapport à lui. « Ordre juste », « encadrement militaire des mineurs délinquants », « suppression de la carte scolaire », critique des 35 heures… cette tactique avait été payante pour Ségolène Royal, lui permettant d'être désignée haut la main. « Bertrand réussit un joli coup, il pique la modernité à Ségolène et l'oblige à devenir ringarde. Elle est tombée dans le panneau immédiatement », reconnaît un dirigeant socialiste pourtant pas delanoïste.


Et comme ces sorties sont dans l'air du temps médiatique, l'opération réussit ! La presse, Libé, l'Obs, et le Monde notamment, qui ne cessent de demander au PS de se réformer, d'assumer sa social-démocratie comme s'il était aux mains de dangereux gauchistes, donne de l'ampleur à cette querelle. Une telle opération suppose un plan média bien huilé, « Bertrand joue des complicités médiatiques qui avaient bénéficiées à Ségolène », avoue un député socialiste. Au centre de cette opération : Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de Libération et intervieweur de Delanoë dans un livre…. édité par sa femme, Sylvie Delassus, éditrice chez Robert Laffont ! Mais ce plan média a connu quelques ratés. Avant la parution du Nouvel Observateur, Le Figaro et France Inter notamment dévoilent la querelle libérale. Bévue du service de presse de la maison d'édition, qui avait envoyé le livre dans les rédactions non par coursier mais par simple courrier, pariant, en vain, sur la lenteur de la poste !


Libé, qui normalement ne parle pas des ouvrages de ses collaborateurs, évoque à plusieurs reprises le livre, titrant lundi sur « le tournant libéral » du PS. Un ton critique qui a surpris des proches du maire de Paris « Comment peuvent-ils s'offusquer de ce tournant alors qu'être libéral et de gauche, c'est ce que fait Libé depuis vingt ans ? », raille un élu delanoïste. Ami de Lagardère et admirateur de Veltroni, rival de Berlusconi qui a fait campagne en Italie sur le thème : « je suis réformiste, je ne suis pas de gauche ». Delanoë est effectivement libéral.

Piquer le courant DSK

Mais derrière cette opération médiatico-idéologique, pointe aussi, voire surtout, un coup tactique de celui qui a commencé sa carrière d'apparatchik socialiste si jeune (il était porte-parole du PS puis secrétaire national aux fédérations à 35 ans ) . Ce coup vise à piquer le courant Strauss-Kahn, et à ramener à lui les anciens rocardiens. Michel Destot, maire de Grenoble, le maire de Rennes, Daniel Delaveau l'ancien ministre Alain Richard, l'« intellectuel », Alain Bergougnioux…, les proches de Delanoë égrènent avec un plaisir évident la liste de leurs « prises ». Harlem Désir, quasi porte-parole de l'édile parisien dans cette opération, se réjouit de cette « première dynamique qu'on veut élargir. On veut lancer le congrès sur des idées. Les mots d'ordre sont la clarification et le rassemblement sur une orientation claire, sauf que je ne sais pas comment on va rassembler des courants qui pensent différemment sur l'Europe ou sur l'économie ». En ligne de mire aussi, l'assèchement des « reconstructeurs », cette alliance des amis de DSK, Fabius, Montebourg, Aubry, Hamon qui veulent faire un bout de chemin ensemble sans être d'accord sur tout.


Delanoë fait bien un calcul d'appareil pour être majoritaire au congrès et virer en tête devant Hollande, Royal et les reconstructeurs. Dans ce qui n'est pour l'instant qu'une hypothèse, il s'agira alors de refermer la parenthèse Hollande - Royal, et revenir aux belles années jospiniennes !


Retour en Jospinie

« La méthode ce n'est pas la politique du 20 heures, il ne suffit pas d'aller à la télé et de proclamer "la carte scolaire c'est fini" », avoue un député delanoïste qui poursuit, alignant cette fois-ci François Hollande : « il faut faire des choix, clarifier et en finir avec les congrès de synthèse qui aboutissent ensuite aux pires divisions ». Etats généraux, conventions thématiques sur les retraites, la flexisécurité, compétition internationale, les moyens de retrouver de la compétitivité et de la croissance, les amis de Delanoë veulent revenir à ce qu'avait fait Lionel Jospin à la tête du PS de 1995 à 1997. Quand on écoute les proches du maire de Paris, on se dit que le libéralisme n'est pas le dernier « tabou » qu'ils veulent faire tomber. « Oui, on a eu un discours conservateur, reconnaît un député. On veut un parti qui n'a pas honte de son pragmatisme. C'est ce qu'on fait localement, mais nationalement, on était tétanisé, et on n'a pas travaillé. On disait qu'on était contre la réforme des retraites, mais on était incapable de dire qu'il fallait supprimer les régimes spéciaux, qu'il fallait réformer le travail parce que les gens ne gardent plus le même boulot toute leur vie ».


Le pari de Delanoë va-t-il réussir ? « Il prend un énorme risque, il pense que le parti s'est tellement droitisé qu'il va basculer, mon sentiment est inverse », prédit Julien Dray, porte-parole du PS et candidat au poste de premier secrétaire. « Je ne sais pas si on sera majo, mais je sais que l'on dit ce que pense la majorité des dirigeants », lui répond un député proche du maire de Paris. En clair, les socialistes vont-ils tenir publiquement le discours qu'ils tiennent si souvent « off » the record ? Réponse en novembre au congrès de Reims.

Bakchich.info


29/05/2008
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