586-Souillac Le journal de campagne de Nestor Romero 3 posts


Eric m'adresse ce très bon "journal de campagne" de Nestor Romero à Souillac,publié par Rue89,hier et qui avait échappé à ma vigilance.Rue89 m'adressait pourtant un mail à 18h...Le week end je me relache un peu ...les petits enfants ne sont pas toujours en vacances, le Corbières était bon et frais,la marche dans les vignes devenue indispensable.Et puis sur ce blog qui a fort bien marché hier,je le découvre ce matin,"ça castagne un peu" sur Cahors.Je le regrette mais mes appels au calme n'y peuvent rien.J'introduis des articles plus solides ou plus profonds,rien n'y fait.C'est la castagne qui marche le mieux.Hier nous avons pourtant  accueilli des internautes de Los Angelès,de Grande Bretagne,du Maroc (là j'ai une idée) de Suisse de Nouvelle-Calédonie et d'une vingtaine de villes françaises de Paris à Toulouse, Blagnac, Albi, Montauban,
Montpellier,Bordeaux,etc..

Il manque ici une chronique de Souillac, de Figeac,Gourdon et St Céré.Un aimable blogueur a bien voulu s'y coller mais il faudrait trouver des amateurs plus assidus.Je "pique" donc cet article de Rue 89 sans vergogne.Merci M.Romero.Après tout vous serez peut être satisfait de trouver ici un relais à votre journal fort bien écrit.

                                                                            Marc  Baldy                           


Le journal de campagne de Nestor Romero à Souillac

La campagne bat son plein à Souillac, où l'on ne fait pas de politique… Jusqu'à la bombe: un dépôt de plainte est annoncé par le maire sortant…
Le marché de Souillac, vendredi (Nestor Roméro/Rue89).

Le marché de Souillac, vendredi (Nestor Roméro/Rue89). La campagne bat son plein à Souillac: quand vous êtes sur la N20, trente-six kilomètres après Brive et à soixante-cinq de Cahors, juste avant le Grand Hôtel (anciennement Couderc, oui celui du rugby d'antan), vous descendez à droite dans l'avenue (c'est beaucoup dire) Gambetta vers le Puits et là, juste avant la place, vous ne pourrez pas manquer la permanence de la Gauche, toute la Gauche, encartés et non, vous ne pouvez pas vous tromper, affiches, tracts, appels, photos couvrent la vitrine.


Entrez. Attention à Suzy, tout de même, qui sommeille d'un œil derrière la porte vitrée. C'est la chienne de Guy, le webmaster qui est là, devant son ordinateur, casquette (plate) sur la tête, lui c'est notre Anglo-Quercynois. Vous trouverez sans doute Jean-Claude, la "tête de liste", à moins qu'il ne soit en train de serrer des mains dans le bourg (quatre mille habitants) et aussi François, Claude, Corinne, Rabir, Nathalie, Bernard, Michèle, Ahmed, je ne peux pas tous les citer, nous sommes vingt-sept, moi en queue de liste pour incapacité avérée à gérer quoi que ce soit. Un mot d'ordre, un sens, une direction: solidarité.

L'UMP ne fait plus de politique


A part ça, à part nous, trois autres listes s'affrontent, c'est le mot vrai, vous allez le constater, celle du maire sortant (en place depuis trente ans) l'illustre Monsieur Chastagnol, UMP qui, depuis quelques semaines, ne fait plus de politique: pas besoin de politique "pour décider de quelques mètres de goudron", dit-il, authentique, je l'ai lu dans La Dépêche.


Et puis son ex-copain, Denis, trente ans de travail avec le maire, adjoint aux finances, rien que ça et qui, soudain, voici quelques mois réalise que Chastagnol est une horreur absolue comme gestionnaire. Lui non plus ne fait pas de politique, il se balade juste avec une écharpe du plus bel orange, allez savoir pourquoi, le printemps est plutôt suave cette année. Sa marotte à lui, c'est la création d'une maison médicale (il est médecin), ses confrères, une dizaine, sourient, sarcastiques.


Enfin Jean-Pierre, chef d'entreprise, incontournable politiquement et physiquement, dit-il de lui-même. Politiquement, je ne sais pas, puisque lui non plus ne fait pas de politique, mais physiquement c'est vrai: ancien de l'équipe de rugby, dans le paquet d'avants, un peu enrobé maintenant, de sorte que si vous le croisez dans une ruelle du vieux Souillac, mieux vaut vous plaquer au mur. Lui, son rêve c'est une maison des congrès de 2500 places et tout ce qui va avec, en plein dans la zone industrielle, avec plein de cadres en costume-pantalon-tailleur sombres, cravate ou non, ça dépendra de la mode, qui seront accueillis par les nombreux commerçants qui composent sa liste.


Voilà, tout le monde s'agite, nous aussi, les affiches sont collées, le numéro un du journal de campagne distribué, bonjour Madame, bonjour Monsieur, on attaque le numéro deux avec plein de stratégie dans la tête. Le midi on souffle un peu, on va (ceux qui ne triment pas toute la journée bien sûr), parfois déjeuner à la crêperie, rue de la Halle ou alors, si on a le temps, on monte jusque chez Dany, à côté de la gare, menu fixe, jeudi c'était soupe (chabrol), entrées à volonté, saucisse de Toulouse-lentilles, fromage, dessert, café et les carafes de vin aussitôt remplacées. Je ne vous dis pas le prix pour vous éviter de tomber à la renverse.



Benoit Genest et Christophe Schimmel (Nestor Roméro).

La bataille du rail

A propos de gare, le mercredi soir on arrête le 18h36, oui on continue, et à Gourdon c'est le samedi, pour refuser la suppression de quinze arrêts intervenue en décembre dernier. Le machiniste nous salue d'un hululement, on lui serre la main et on tracte dans les wagons, l'autre jour il y avait quatre personnalités de la SNCF en première classe, nous leur avons rendu visite:

"Mais enfin, comment savez vous…?"

Oui, au fait, comment savions-nous qu'ils étaient là? Allez savoir… Tout s'est bien passé, après un bref instant de panique pendant lequel ils se sont demandé s'ils parviendraient à Toulouse le soir-même. L'un d'eux nous a expliqué la différence entre "service public" et "mission de service public" et nous avons expliqué la différence entre "arrêt" et "pas d'arrêt". Bref, ils sont repartis, le train s'est ébranlé sous un nouveau hululement. A la semaine prochaine! Quoique, aux dernière nouvelles, il semble que la SNCF face preuve de meilleures intentions. Est-ce la grève de la faim entamée jeudi 28 par Christophe Shimmel dans un camping-car devant la gare de Gourdon? En tout cas une réunion avec le Préfet de région est annoncée pour mardi 10 heures. Méfiance.

Une "bombe" sur le marché


Vendredi matin, jour de marché sur la place de la Halle, nous nous installons sauvagement (normalement il faut une autorisation municipale, c'est W., le policier municipal, ancien trois-quarts centre -à moins que ce ne soit troisième ligne, de nos jours ils ont tous le même gabarit- qui l'a dit mais là, on ne l'a pas vu), donc nous installons sauvagement une table venue de la permanence, à 50 mètres, avec dessus un perco prêté par Erick, notre aubergiste préféré.


A 10h30, on commence par le café et les tartes aux saintes-germaines (c'est des pommes) et autres douceurs puis, vers 11h30, on passe au "communard" (vin rouge-cassis, pour les ignorants), saucisson, rillettes de canard, et on tracte sans relâche alentour. Jean Launay, le député (PS), brandit un bouquet de mimosas du Quercy pendant que des membres de listes rivales viennent discuter le coup et s'en faire payer un.


Quand, soudain, la bombe! En plein marché! Non, rassurez-vous, pas de victimes, pour l'instant, juste un tract, tout simple, noir sur blanc, anonyme, bien sûr, dénonçant des choses pas reluisantes, genre caisse noire, enrichissement, etc. Les conversations enflent, l'indignation aussi. La question vole par dessus les cageots: qui?


Je disais bien que la campagne est rude entre les trois listes "qui ne font pas de politique"! Nous, nous avons choisi depuis le début le sérieux, la dignité, les propositions constructives, pas de polémique (c'est pas l'envie qui manque parfois). Nous allons l'esprit en paix.


D'ailleurs les Souillagais(es) nous le disent, cabas au pied, verre à la main, vous c'est sérieux au moins… Et certains ont des idées, je ne veux accuser personne mais… suivez mon regard! On savait bien que ça finirait mal… Alors qui?


C'est fou ce qu'il y a, dans une petite ville comme ça, de personnes qui vivent de peu! Et qui ne disent rien, qui se cachent, on le sait bien parce que depuis un an, il y a une inflation de la fréquentation des Restos du cœur et des autres association de secours. De sorte que notre maître mot à nous est: solidarité! Et bien d'autres idées. L'abbaye, par exemple, flanquée des trois magnifiques coupoles byzantines de l'abbatiale, laquelle renferme une statue d'Isaïe, superbe, mondialement connue des amoureux de l'art roman. Il pleut dans l'abbaye. Je ne vais pas entrer dans le détail de toutes nos idées, retenons juste le sens, la direction et le cœur battant: solidarité!


Seulement il y a eu la bombe ce matin, un dépôt de plainte est annoncé par le maire sortant. Où allons-nous maintenant? Qui sait? Je vous tiendrai au courant si je vois que ça vous intéresse. Bien solidairement vôtre…



03/03/2008
3 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 268 autres membres

blog search directory
Recommander ce blog | Contact | Signaler un contenu | RSS | Hébergé chez Blog4ever | Espace de gestion