567-Les anges se font plumer 1 post


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Huit jours avant son mariage avec le Président de la République, le 30 janvier, Carla Bruni a organisé une soirée « surprise » aussi privée qu'« improvisée » pour les 53 ans de Nicolas Sarkozy. Parmi les happy few conviés à l'hôtel particulier de la chanteuse dans le XVIème arrondissement, Rachida Dati. Ce soir-là, la belle Italienne a mis les petits plats dans les grands. Pour le repas, elle a fait appel au Stresa, un restaurant italien (et piémontais) très en vogue auprès de la jet set en général, d'Alain Delon en particulier. Mais c'est à Guy Savoy, l'un des « chefs » les plus réputés de la capitale, qu'est confié le soin de superviser les opérations. On n'est jamais trop prudent.

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Rachida Dati
© Kerleroux

Carla, la nouvelle compagne de Nicolas ne reste pas pour autant inactive et va assaisonner ces agapes d'une touche très personnelle. Une vieille recette de famille, peut- être, qui semble sortir du livre de cuisine qu'aurait pu mitonner

Mazarin et Catherine de Médicis. Une légère dose de poison… Toujours pimpante, élégante et de Dior vêtue, Rachida ne peut qu'être flattée d'être associée à cette soirée qui rassemble la famille des nouveaux intimes du Président et de sa promise. Le spectacle qu'elle découvre va pourtant la glacer. La mariée a pris grand soin d'inviter les meilleurs ennemis de la Garde des sceaux : « l'insupportable » et pourtant délicieuse Rama Yade, déjà, qui ne fait pas partie en principe des historiques. Et dont la présence aurait été accueillie par Rachida d'un « mais qu'est-ce qu'elle fait là, celle-là ? ».

Surtout, c'est la présence en force des membres de la « firme », autrement dit, les conseillers ou proches de Sarkozy bannis sous l'ère de sa très chère « sœur » Cécilia qui interpellent Rachida Dati. Cette soirée marque leur retour en grâce. Parmi eux, et pour ne citer que les politiques, Brice Hortefeux, ou encore Pierre Charon, ce dernier notoirement connu pour entretenir des rapports détestables avec Rachida. Guère rassurant lorsque l'on constate le sort promis aux proches de Cécilia. Et en premier lieu à celui qui fut son « chouchou » déclaré, le pauvre David Martinon. Les membres de la firme ou associés n'ont pas trainé pour l'exécuter avec une violence rare à Neuilly. D'autant plus facile que la campagne de ce dernier à Neuilly s'est révélée catastrophique…

Est-ce seulement un hasard si l'une des chevilles ouvrières du complot contre le petit Martinon n'est autre que Marie-Cécile Ménard réputée très proche de Patrick Devedjian, un homme méchamment privé de maroquin au lendemain de la présidentielle et qui briguait la Place Vendôme ?

Mais Rachida a la couenne bien plus dure que ce pied tendre de Martinon. Elle pèse d'un poids politique qui n'est pas comparable. Tandis que Nicolas décroche dans les sondages, celle qui vient d'être élue « révélation politique de l'année », s'offre même le luxe de gagner quatre points de popularité dans la dernière enquête de l'IFOP.

Elle peine à convaincre

Vu comment le Président commente la percée de son Premier ministre dans ces mêmes sondages, – « ceux qui ne font rien sont populaires » – ce n'est pas nécessairement un atout décisif à la veille d'un remaniement gouvernemental imminent et que vient implicitement de confirmer Claude Guéant.

Si Rachida Dati est populaire dans l'opinion, comme Garde des Sceaux, elle peine à convaincre. Ses déboires vestimentaires et la vraie fausse plainte déposée contre elle par le groupe Pinault, au vulgaire motif que la ministre aurait omis de retourner quelques tailleurs Yves-Saint-Laurent, montre qu'elle n'est plus intouchable. Depuis plusieurs semaines, son transfert de la place Vendôme à la place Beauvau constitue l'un des enjeux majeurs d'un futur remaniement. Un poste pour lequel Madame Dati est en effet candidate au point d'avoir déjà choisi son futur directeur de cabinet : l'actuel Préfet des Hauts de Seine et ancien patron de la DST, Florian de Bousquet. Mais cette conquête de l'intérieur va toutefois s'avérer ardue. Plusieurs barons de la police nationale y sont clairement hostiles. Parmi eux, le patron de la police nationale, Frédéric Péchenard qui entre autres qualités, se trouve être aussi un ami d'enfance du Président…

Dans ce contexte difficile, Rachida Dati s'est offert le luxe de dîner et de s'afficher ostensiblement avec Cécilia la semaine dernière dans un restaurant du XVIIème arrondissement. Avec Cécilia, mais aussi et surtout, en compagnie de Richard Attias, souligne un décrypteur avisé du microcosme : « ce qui est beaucoup plus périlleux et ne peut pas ne pas irriter le Président ». Et le même d'expliquer : « Pendant quelques semaines, Rachida a joué les premières dames de France par intérim. Omniprésente dans le sillage de Nicolas Sarkozy. Pendant les voyages à l'étranger du Président, on ne voyait qu'elle. Une partition désormais impossible pour cause de Carla Bruni. Une belle Italienne qui sait à l'occasion manier la dague et le poison. D'où un repli stratégique. Rachida mise aujourd'hui sur la carte de la fidélité à Cécilia ». En attendant des jours meilleurs…



17/02/2008
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