472-UNE SEMAINE TRES POLITIQUE / .... 43 posts

Le dessin du 23 novembre

HERRMANN  La Tribune de Genève


MONTEBOURG SE LACHE

UNE REFORME AUSSI STUPIDE QUE LA MINISTRE

sur RUE89

De plus en plus contestée, la réforme de la carte judiciaire rassemble contre elle nombre de professionnels de la justice et d'hommes politiques. Mercredi, 200 députés défilaient place Vendôme. Jeudi, 13 des 23 bâtonniers dont le tribunal de grande instance (TGI) est menacé de suppression se rendaient à leur tour au ministère, chaîne autour de la taille et corde autour du cou.

Avocat de profession, Arnaud Montebourg s'insurge contre cette réforme qu'il qualifie de "sottise". Considérant qu'elle est "mauvaise pour le justiciable et pas très bonne pour le contribuable", le député PS, chargé de la prospective au sein du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a fustigé son coût élevé (500 millions d’euros) pour pas grand chose:

"On s’acharne sur des tribunaux qui fonctionnent bien, ça n’a pas de sens. Cette réforme a été faite pour la gloriole médiatique de celle qui ne prend pas de risques en se présentant [aux municipales] dans le VIIe arrondissement."

Pique destinée à rappeler que les grands perdants de la future carte judiciaire sont les petites villes, les banlieues et les zones rurales. Les grandes villes, elles, ne sont pas touchées.

Arnaud Montebourg s'en est pris personnellement à Rachida Dati:

"Une réforme aussi stupide que la ministre (...) Elle est totalement incompétente (...) Elle n'a que le soutien du monarque parce qu'elle est la courtisane."
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ICI ON POURRAIT FAIRE ELIRE UN BALAI habillé en UMP
Rachida DATI fait ses premiers pas aux municipales

Rue89

"Etant très émue d'être parmi vous ce soir, je vais vous lire le petit discours que j'ai fait." Service minimum jeudi pour la première réunion publique de la première campagne personnelle de Rachida Dati. Les applaudissements n'y ont ont rien fait: la candidate UMP dans le VIIe arrondissement de Paris n'a jamais réussi à se décrisper dans la petite salle comble de militants quasiment tous conquis par avance.

Un quart d'heure de lecture et rien de plus. Les Parisiens qui attendaient un débat en conclusion de la réunion devront repasser. Un quart d'heure d'autant plus court au regard de l'allocution de Françoise de Panafieu qui l'a précédée. Bien plus longue et plus précise, la prétendante de l'UMP à la mairie de Paris n'a toutefois pas davantage donné dans le participatif.

"J'aime Paris, je vis à Paris, j'ai mes amis à Paris, j'ai mes repères à Paris." La séduction était de mise pour cette originaire de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire). En guise de programme politique, tous les domaines sont hâtivement balayés: places de parking, cantines scolaires, aménagement de plusieurs rues...

Surtout, Rachida Dati insiste sur un projet: la rénovation du Champs de Mars. Une insistance bienvenue: il s'agit de l'un des principaux chantiers de Michel Dumont. Dans un parachutage, il ne faut froisser personne et surtout pas l'actuel maire UMP du VIIe arrondissement, qui a été contraint de lui céder son siège.

Un parachutage qui ne plaît pas à tout les militants. "Humiliée de ne pas avoir été consultée", une sexagénaire ne décolère pas. "Dans le VIIe, on pourrait faire élire un manche à balai avec l'étiquette UMP", lâche-t-elle exaspérée.

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Profession Politique, Edito  Bruno Botella le 21/11/07

En plaçant le pouvoir d’achat au cœur du débat économique, Nicolas Sarkozy fait fausse route. Le Président s’éloigne de son objectif de conquérir le point de croissance qui manque à la France.

Sortir des revendications catégorielles - corporatistes, diront certains - qui s’expriment sur les régimes spéciaux pour toucher le plus grand nombre sur la question du pouvoir d’achat, c’est la stratégie de sortie de crise de Nicolas Sarkozy.

 Toujours fidèle au principe selon lequel un événement chasse l’autre, le chef de l’État fait phosphorer ses services sur “l’angoissante question du pouvoir d’achat”,

La solution passe-t-elle par la consommation ? Cela fait plusieurs années que les dépenses des ménages sont le principal moteur de l’activité économique. Continuer de miser sur cette seule composante, espérer la doper encore, relève de la fuite en avant.

 Le Président sait bien que, pour atteindre les 3 % de croissance, la France doit tabler sur l’innovation et la recherche. Les entreprises ont besoin de restaurer leurs marges pour être plus compétitives et capables de proposer aux Français et au monde des produits fabriqués aujourd’hui en Asie, en Allemagne ou en Finlande. Cela s’appelle la politique de l’offre, mais il est tellement plus facile de privilégier la politique de la demande...

Faute de pouvoir imposer des hausses de salaires - l’État ne peut pas le faire pour ses propres agents -, le gouvernement n’a que deux solutions pour espérer améliorer le pouvoir d’achat :

- multiplier les exonérations de cotisations
- et peser sur les prix, en attisant la concurrence au risque de déstabiliser industriels et distributeurs.

Décidément une semaine très politique.


 avec la promesse de quelques annonces dans les prochains jours. Le risque est une fois de plus de décevoir, car comment “donner” ce pouvoir d’achat quand la croissance se traîne à moins de 2 % ? Sans ce point de pourcentage supplémentaire qui manque à la France, et que Nicolas Sarkozy promettait d’aller chercher, rien n’est possible.


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13/11/2007
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