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Et pendant ce temps là...

À l'heure de l'apéro au comptoir de l'Univers.

 

- Qu'est-ce que tu bois ?
- Un jaune.
- Daniel, deux jaunes s'il te plaît !
- Pastis ou Ricard ?
- Pourquoi le Ricard, c'est pas du pastis ?
- Ben non, c'est du Ricard.
- Pourtant y'a bien écrit pastis sur la bouteille de Ricard, non ?
- Euhhh... Ouais, bon fais pas chier, hein ? Alors, 51 ou Ricard ?
- Ben voilà ! C'est peut-être pareil sauf que c'est pas la même chose. Deux 51.
- Oué Robert, comme tu dis c'est pareil mais pas la même chose.
- T'as vu Sarkozy dans le poste hier ou avant-hier ?
- Les deux, c'est tous les jours qu'il est dans le poste.
- T'as raison mais là il était sur la 1 et la 2 en même temps.
- Comme ça il était sur la 12. De toute façon il est partout tout le temps, j'ai l'impression qu'ils sont plusieurs, moi.
- Ben au moins il fait ce qu'il a dit, lui.
- Ah ? Ça c'est sur qu'aux riches il leur fait ce qu'il leur avait dit. Le problème c'est qu'il nous l'avait pas dit à nous.
- De quoi tu parles ?
- Ben des 15 milliards, pardi.
- T'exagères, ça concerne pas grand monde, ça.
- Justement, ça fait beaucoup d'argent pour pas grand monde.
- Il a pas fait que ça non plus depuis qu'il a été élu.
- Sûr. Y bouge beaucoup mais moi j'ai pas vu grand chose. Je gagne pas plus et les prix sont pas moins chers.
- Ben ça peut pas marcher tout de suite les réformes. Faut attendre un peu.
- Faut attendre ? T'en as de bonnes, toi. Ça sert à quoi alors qu'il court tout le temps si nous y faut qu'on attende ? Ça sert à nous faire croire qu'y fait quelque chose et à éviter qu'on s'endorme ?
- Ben il travaille lui au moins. Pas comme ceux d'avant.
- Ouais, y travaille des mollets et moi je préférerais qu'il travaille du ciboulot. Parce que pour sortir des conneries pareilles, tout le monde peut le faire.
- Quelles conneries ?
- Je veux 3% de croissance, par exemple. Moi aussi je veux, tout le monde veut. C'est facile de vouloir.
- Tu sais ce que c'est la croissance, toi ?
- Ben non, comme toi. Mais les journalistes, ils savent eux. C'est bien pour ça que je dis qu'il raconte que des conneries. C'est pas à nous qu'il parle mais aux journalistes.
- T'es de mauvaise foi. La croissance c'est quand y'a du travail.
- T'as raison. Quand y'a une marée noire ici y'a du travail après, ça fait de la croissance ça ? Y'a qu'à faire des marées noires alors.
- T'es encore de mauvaise foi.
- Ah ouais ? Explique alors.
- Ben il faut aller décrocher des contrats à l'étranger, par exemple. Si on fait travailler les entreprises françaises ça fera du boulot en France, non ?
- Sauf si pendant ce temps on en détruit plus encore du boulot.
- Ça il y est pour rien le président.
- T'es bien de son bord, toi. Il y est pour rien quand ça détruit mais c'est grâce à lui quand ça en fabrique !
- Ouais bon, tu comprends rien à ce que je dis. On reboit un coup ?
- Ben parle clairement alors, ça j'ai compris. Daniel, tu remets deux jaunes ?
- À la nôtre !
- À la tienne.
- Et puis comment ça je suis pas clair ? On n'a bu qu'un verre.
- Heureusement. Parce que toi tu parles comme un livre mais quand t'es bourré t'es con comme la couverture.
(Rires)
- C'est sûr que Sarkozy il parle pas comme un livre. Au moins, on le comprend lui.
- C'est que tu l'écoutes pas bien. Parce que quand il sort un truc du genre : 'J'ai pas dit que je voulais pas qu'ils le fassent pas, hein ? Non, j'ai pas dit ça !" Ben moi, je comprends rien.
- Là c'est vrai, moi non plus. Mais il a vraiment dit ça ?
- C'est ce qu'il dit tout le temps. Regarde c'est comme l'Iran. Il a dit qu'il fallait éviter la guerre et l'autre ministre, là, j'sais pus comme y s'appelle, il a dit qu'il fallait s'y préparer et après ils nous racontent que c'est pas ça. C'est quoi alors ?
- C'est différent ça. Même l'Amérique veut pas faire la guerre à l'Iran, y'a assez de bordel avec l'Irak.
- La faute à qui ? Bon c'est sur qu'avec Sarkozy on va faire que ce que l'Amérique veut. Là aussi c'est pareil. Pendant la campagne il avait dit qu'il fallait être indépendant, tu te rappelles pas ? T'as lu ce qu'il dit Dupont Aignant à ce sujet ?
- Pontégnan ?
- Dupont Aignant. Le mec de droite qui est vachement déçu aujourd'hui. Un gaulliste.
- Ça existe encore les gaullistes ?
- Presque plus, Sarkozy les a presque tous tués. Il reste Villepin, remarque.
- Ah çui-là... On pourrait presque croire qu'il est de gauche tellement il est pas d'accord.
- T'as raison... Parce que la gauche, hein ? Pas terrible...
- La gauche elle sait pas reconnaître ses deux pieds alors... Ils sont tous chez Sarkozy. Remarque on se demande bien comment ils auraient pu gagner.
- Oué, c'est sûr. Même Jospin il le dit.
- Il en connait un rayon pour perdre, lui.
- Enfin bref... J'ai bien l'impression qu'on va en boire quelques-uns de pastis avec Sarkozy au pouvoir.
- Ouais. Et même un tout de suite. Parce que je suis pas sûr qu'on puisse continuer à les payer si ça continue. Juste avant l'€uro c'était sept francs cinquante le pastis, maintenant c'est deux euro vingt. Le double quoi.
- Pas la faute à Sarkozy, ça.
- T'as raison. Si ça avait été de sa faute on le paierait trois dollars.
(Rires)
- Ce que t'es con, toi...
- Ben ouais. Allez, un dernier pour la route. Et puis la France c'est un petit pays plein de petits cons, l'Amérique un grand pays plein de gros cons, et la Chine un immense pays plein de petits cons. Tu vois, nous on est un mélange entre la Chine et l'Amérique.
- Daniel ? Tu remets ?
- Non, moi je sers ni les Chinois ni les Américains.
(Rires)
- Mais non, nous on est bretons.
- Ouf... Au moins on risque pas de voir Sarkozy en visite tous les jours.
- Pas la peine, il est dans tous les postes tous les jours.
- C'est même pour ça qu'on boit.
- Qu'est-ce qui faut pas faire pour un apéro, hein ?
- Ben ouais... Travailler plus pour boire plus.  

José

Le blog NRV  domanine d'extension de la lutte




Backchich Hebdo N° 48

Le choc des dessins, le poids des vannes, et toujours une info de première catégorie, voilà le numéro 48 de Bakchich tout frais et tout beau. Placé sous les auspices du scoopinet sur le caviardage d'une double page du distingué hebdomadaire Choc qui a émoustillé nos confrères et nous a ramené plein de nouveaux bakchichiens. Bonjour, nouveaux amis !

C'est d'abord le prochain livre de BHL qui est à l'honneur dans ce numéro. Un extrait choc que nous livrons raconte la tentative de drague du candidat Sarko vers l'immense philosophe à l'éblouissant décolleté. Moins sexy mais néanmoins passionant, le destin de l'éternel second Fillon est analysé avec une peine manifeste. Suivent, avec un rythme trépidant, un papier sur les taux monétaires américain (beaucoup plus funky qu'on pourrait le croire), un autre sur les ventes gâchées de bateaux militaires, un exposé sur le camarade Copé, avocat, député, et surtout cumulard et la chronique médias, toute entière consacrée au grand journaliste que le monde entier nous envie, Jean-Pierre Elkabbach.

PDF - 6 Mo
Bakchich 48 lourd

Dans le monde, l'actu est toute aussi vrombissante. Sarko Ier, tonitruant, déclare que Total devrait quitter la Birmanie et ensuite que non, finalement non. Un chiffre choc : seulement 5 % des marocains ont voté selon une source du Palais. Et les frasques épiques de Laurent Gbagbo, des reponsables du plus grand scandale maritime mondial au Sénégal, d'une sénégalaise plus coquine que les précédents.

La chronique pétaradante du prince Pokou. Un explosif compte rendu du festival de Quend de Cinéma grolandais, un livre détonnant sur les légions d'honneur offertes aux journalistes et le départ sans éclat du Monde de l'oublié Colombani.

Plus que jamais, des infos aussi pointues qu'exaltantes dans votre journal préféré. Amusez vous bien.



ARHV

Télérama rend hommage à Jacques Martin et moi

Il y a au moins un consensus que les connaisseurs de la blogosphère partagent. Le titre "Actualités de la recherche en histoire visuelle" est à coucher dehors. Schneidermann, toujours fin nez, avait été le premier à repérer ce travers – et il est désormais de bon ton, lorsqu'on cite ARHV, de souligner cette infirmité. Télérama, à son tour, n'omet pas d'enfoncer le clou, dans un dossier intitulé "Comment se retrouver dans la galaxie des nouveaux médias" (n° 3010, 22-28 septembre).

L'examen du web par les anciens médias ne donne pas toujours des résultats convaincants. Mais le panorama brossé par Télérama, quoique rapide, n'est pas sans pertinence. Premier signe qui ne trompe pas: il ne mentionne pas Loïc Le Meur. Plus sérieusement, on sent que les journalistes (Emmanuelle Anizon, Erwan Desplanques, Wéronika Zarachowicz) s'appuient sur une observation réelle et portent un regard positif sur les nouvelles fonctions du réseau. ARHV figure en bonne place dans la galaxie des "médias critiques", aux côtés d'Acrimed et d'@rretsurimages.net, et fait l'objet d'un encadré louangeur (que je vais relire tous les matins en faisant mes actions de grâce, voir ci-dessous). "On attend toujours la révolution annoncée", conclut néanmoins le papier. Cette phrase est passionnante. La perception qu'ellle exprime fait précisément partie des objets de mon séminaire de cette année, où l'on essayera de comprendre, exemples à l'appui, pourquoi l'on n'aperçoit pas une révolution alors que celle-ci est en marche. Emmanuelle, Erwan, Wéronika, si le coeur vous en dit, vous êtes les bienvenus!






27/09/2007
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