404-Le Sarkophage,journal d'analyse politique 6 posts

14 juillet 1789 : prise de la Bastille
14 juillet 2007 : lancement d'un nouveau journal d'analyses politiques
15 septembre 2007 : rendez-vous dans les kiosques pour le numéro 2 du journal Le Sarkophage

Dissensus!
Editorial N° 2

La naissance du Sarkophage a été saluée par une diffusion massive dès le 14 juillet et par des échos positifs dans la presse nationale et régionale soucieuse de pluralisme… De nombreux journalistes et professionnels de la presse, fatigués de la superficialité médiatique, nous aident d'ailleurs dans notre travail. Sans eux, sans nos auteurs, sans nos lecteurs surtout le Sarkophage n'existerait pas.
Notre raison d'être est tout entière dans cette construction d'un discours de rupture. Le dissensus est en effet d'une nécessité constante et vitale pour la vie démocratique : pas de délibération digne de ce nom sans positions tranchées, donc sans choix possible entre des options différentes. Ce dissensus est d'autant plus nécessaire qu'une fraction de la gauche d'affaires et de pouvoir s'acoquine aujourd'hui avec le sarkozysme, sous les prétextes les plus futiles, mais dans le seul but de claquemurer le futur.Ce dissensus est d'autant plus nécessaire que les hommes liges du Conducator de Neuilly nous


enjoignent de serrer les rangs autour de notre Sauveur suprême et de taire nos divisions qui ne seraient plus de saison : on ne sait d'ailleurs s'il faut plus craindre l'ancien extrémiste Patrick Devedjian, qui bouillonne toujours de haine, ou Christine Lagarde, qui semble décidément ne pas comprendre ce que la démocratie suppose.
Nous n'aimons pas la politique de Sarkozy, car elle représente la victoire des intérêts étroits d'une petite caste économique, mais nous vomissons plus encore son style qui est une insulte au peuple et à la nation. Cette façon d'exhiber son fric et de porter haut le culte de la réussite labellisée sous les auspices du CAC 40 inaugure une république bananière faite de peopolisation et d'abolition de la frontière entre les sphères privées et publiques : que Sarkozy trouve sa Cécilia belle, franchement, c'est son problème, pas le nôtre, mais qu'elle puisse être qualifiée de « Présidente « par un porte-parole de l'Élysée, le lapsus en dit long. Comme est inquiétante l'autocensure des médias puisque, selon l'Élysée, c'est la presse elle-même, Paris Match (du 9 août 2007), dont le propriétaire est l'homme d'affaires

Arnaud Lagardère, ami proche de Nicolas Sarkozy), qui prit la décision de faire disparaître des photographies les plis graisseux sur les hanches sacrées de notre Prince. Disons-le simplement : ce style « baiser sur les lèvres » et « jogging » médiatisé est celui des Top managers et du show biz pas celui d'un homme d'État. Cette façon constante de dire que lui seul s'engage, réfléchit, agit et tient ses promesse (même celles des autres) est non seulement détestable, mais rappelle fâcheusement le slogan du « tous pareils, tous pourris » sauf Lui. Ce style Sarkozy est le symptôme de ce dont souffre notre époque : le culte de la toute-puissance et l'idée d'un monde sans limite, bref ces fantasmes que toute politique digne de ce nom doit canaliser. Sarkozy personnifie l'hybris, la démesure, ce péché suprême déjà dénoncé par les Grecs anciens. Il voit tout. Il sait tout. Il est partout. Il pense à tout. Il fait tout. Face à cette toute-puissance fantasmagorique projetée sur notre Lider maximo, le petit peuple ne peut se vivre et se penser que comme impuissant, comme interdit de parole, car que pourrait dire un peuple auquel le dissensus même est interdit?…

Responsable rédaction : Paul Ariès









19/09/2007
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