272-Kader ARIF attend Ségolène et Zapatero à Toulouse 7 posts

TOULOUSE (AFP), 09:43
© AFP
Kader Arif, responsable socialiste de Haute-Garonne le 17 avril devant un portrait de Ségolène Royal
Kader Arif, responsable socialiste de Haute-Garonne le 17 avril devant un portrait de Ségolène Royal

Devant un plan du Parc des Expositions de Toulouse où Ségolène Royal animera jeudi son dernier grand meeting d'avant premier tour, Kader Arif, premier secrétaire de Haute-Garonne et patron des fédérations du PS, peaufine les derniers réglages.

Jeudi, c'est avec la casquette de numéro un, depuis sept ans, de cette puissante fédération départementale, forte de 7.500 membres, qu'il accueillera sur ses terres "Ségolène" qui vient avec un invité, soutien de marque: le président du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero.

"Nous prévoyons trois ou quatre modules soit 18.500 places, 250 à 300 bus, six écrans géants", explique cet homme de 47 ans à l'accent chantant du Tarn, qu'on voit dans de nombreux grands meetings de campagne.

L'événement ne semble pas l'effrayer: "un poste de premier secrétaire fédéral t'y prépare", affirme tranquillement ce diplômé en communication, ancien rugbyman au Castres Olympique, qui a poussé la porte du PS en 1983. Entré dans les instances nationales en 2000, il a été élu député européen quatre ans plus tard.

Entre-temps, il avait occupé un poste de chargé de mission auprès de Lionel Jospin, dont il reste un fidèle et dont il a ardemment soutenu une nouvelle candidature à la présidentielle.

"La politique demande de la patience. Je dis souvent aux jeunes de banlieues +rentrez dans les partis politiques, car c'est une des seules possibilités de peser+", explique ce fils d'immigrés illettrés, arrivés d'Algérie quand il avait 3 ans.

Kader Arif refuse d'être "l'Arabe de service" et balaie fermement le concept de discrimination positive: "je ne suis pas le représentant d'une communauté: il y a d'abord une classe sociale, la pauvreté qui t'apprend à être pratique. L'appartenance à l'immigration vient après", explique-t-il.

"J'avais une vraie volonté d'exister, d'avoir une reconnaissance citoyenne". Cette reconnaissance, son père, engagé à 17 ans pendant la seconde guerre mondiale dans le 7ème bataillon algérien et qui a notamment combattu à Monte Cassino, ne l'a pas connue.

"J'ai toujours pensé que tu ne changes pas les choses dans la colère: le racisme, il faut le dépasser, ça te donne une force extraordinaire", affirme Kader Arif.

Cet homme chaleureux se présente comme un "citoyen européen, et un Français républicain". "Mais je reste surtout, de manière +tripale+, un enfant du Sud-Ouest, pays de tolérance, avec une forte identité toulousaine et tarnaise", précise-t-il.



18/04/2007
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